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En matière de vénerie, du début du
19ème siècle jusqu’au milieu du 20ème
siècle, le Doubs a compté dix équipages
disposant d’un chenil établit dans le département
et découplant dans nos belles forêts.
Comme
leurs confrères chasseurs à tir, le lièvre
a depuis toujours constitué l’animal de prédilection
des veneurs locaux dont les meutes étaient souvent
composées d’une vingtaine de chiens courants
suisses, de Saintongeois ou de Porcelaines, à l’instar
de l’équipage Bussières de Roset-Fluans,
du rallye Rozet à Saint-Vit, de l’équipage
du docteur Monnot de Besançon ou encore de celui
de Georges Brulard à Auxon-Dessus. Pierre
Saint-Martin de l’équipage du même
nom, lieutenant de louveterie de l’arrondissement
de Vercel, découplait 20 gascons-saintongeois dans
la voie du lièvre en forêt de Verrières
et sur le camp militaire du Valdahon.
Sangliers
et chevreuils étaient chassés par des équipages
plus importants comme l’équipage de Scey-Montbéliard,
au château de Scey, dont la meute comptait 75 chiens
ou l’équipage Cusenier à Elysée
Cusenier dont le chenil était basé au château
d’Etalans et qui découplait une jolie meute
de griffons nivernais. Léon Veil-Picard, au château
de Saint-Ferjeux à Besançon, disposait d’une
meute de 60 griffons nivernais et chiens franc-comtois.
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| Gustave
Courbet, chasseur passionné, a lui aussi témoigné
de la vitalité de la vénerie dans le Doubs
au 19ème siècle en peignant son célèbre
et majestueux « Hallali du cerf ». Cette imposante
huile sur toile met en scène deux veneurs locaux,
Jules Cusenier d’Ornans et Félix Gaudy de
Vuillafans assistant leur meute de Porcelaines lors d’un
hallali. Ce tableau est toujours exposé au musée
des Beaux-Arts de Besançon. |
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Le
rallye Clerval, découplant dans la voie du
lièvre, a été le dernier équipage
historique du département. Créé
en 1905 par la famille Delacour de Clerval, le rallye
Clerval a démonté en 1955.
Le
20ème siècle sera celui de la renaissance
de la vénerie dans le Doubs avec, dès
1998, la création du rallye Loue-Lison suivie
en 2003 par celle de l’équipage de
la Ferme de Simolière. Comme leurs aînés,
tous deux découplent dans la voie du lièvre. |
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