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Notre style de chasse

 

Le choix d’un type de chiens français est peut-être l’élément qui différencie le plus le rallye Loue-Lison dans un contexte où la plupart des meutes utilisées en vénerie du lièvre sont composées de petits anglo-français. Nos territoires, généralement escarpés, ainsi que notre goût prononcé pour le travail autonome de la meute expliquent cette orientation.

En effet, les milieux dans lesquels nous découplons ordinairement sont souvent boisés, assez fermés et vallonnés. Dans ce contexte nous ne pouvons qu’accompagner de loin la meute et avons rarement la possibilité d’être rapidement présents aux défauts. Ces biotopes nécessitent donc de disposer de chiens créancés, gorgés et requérants car devant être capables de travailler une difficulté sans l’aide de l’homme. Par nécessité mais aussi par goût, nous attendons de nos chiens qu’ils rapprochent, lancent, mènent et relèvent seuls les facéties du lièvre de chasse. Ainsi, nous laissons les chiens rapprocher plutôt que de fouler le terrain pour faire partir un lièvre. Les assez faibles densités d’animaux nous imposent, d’ailleurs, de devoir trouver le capucin par la voie ; toute autre méthode étant vouée à l’échec. Lors de la menée nous nous contentons d’encadrer la meute en intervenant le moins possible et sans tirer les chiens aux vues, bien que ces dernières soient systématiquement sonnées. Nous attendons de nos chiens qu’ils travaillent seuls les défauts, le conducteur n’intervenant que très parcimonieusement et le moins fréquemment possible. Le rappel des chiens à la vue d’un lièvre ne se fait qu’en cas de grande difficulté, lorsque la meute est en échec et la chasse compromise.

Le choix de chiens français explique probablement le faible nombre de prises réalisées par notre équipage. En effet notre meute ne prend que quelques lièvres chaque année alors que nous effectuons plus de soixante découplés par saison. Pour autant il nous semble préférable de maintenir ce type de chassé, trouvant un réel plaisir au travail des chiens.

Sans être très vites nos chiens le sont assez pour prétendre forcer un lièvre de temps à autre. Lorsque cela se produit leur manque relatif de train est alors compensé par leur ténacité et leur capacité à maintenir leur animal suffisamment longtemps. Par bonne voie, leur vitesse permet à un homme en bonne condition physique de suivre en courant. Si le rythme de chasse devait progresser (ce qui ne correspond pas à notre objectif d’élevage) nous ne pourrions plus accompagner la meute à pied. Cela manquerait singulièrement d’attrait.

© 2005 - Rallye Loue-Lison