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Les chasses de la saison

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Les chasses de la saison
 
Laisser-courre du 16/03/2008 Article publié le 16 mars 2008 (08:09:56)

La nuit a été très ventée, bien arrosée et c'est par un temps maussade que nous découplons 13 chiens à Villers dont 5 "A" et 1 "B". Les premiers récris se font rapidement entendre. Les chiens remontent, en criant, une voie sous bois prenant rapidement l'épais. Nous pensons à un renard debout et arrêtons les chiens. La meute reprend une quête au pré, quête qu'elle démêle difficilement. Au cours du rapproché, un gros brocard en velours bondit au nez des chiens qui ne bougent pas. Un peu plus loin Urane se récrie, puis quelques autres dans une combe à l'abri du vent. Les chiens travaillent cette voie fine lorsque Ludo aperçoit le lièvre au gîte qui démarre aussitôt. La meute empaume vivement, suralle puis finit par se recaler correctement sur la voie. La chasse prend un grand parti en plaine, traverse le territoire de l'ACCA, passe sur la commune voisine, franchit prés, labours et petits bois puis remonte en direction du lancer. La chasse est régulière, à bon rythme. Un premier gros défaut se produit sur un chemin goudronné après 1/2 heure de chasse. Il est relevé par Tarzan qui mène la meute au lièvre revenu à son lancer, où il s'était remis. La chasse redémarre vivement pour prendre un autre parti en direction de la côte, monte au bois, fait une grande boucle puis revient à la cabane de chasse et débûche à nouveau en plaine où les chiens perdent sous les bourrasques de vent et de pluie. Nous travaillons les devants sans succès puis décidons de revenir aux derniers récris de Tarzan, sur un chemin de bois. Cela fait 1h30 que nous avons lancé. Tarzan reprend sa quête sans rien indiquer lorsque Ultra et Urane retrouvent un défilé dans une ligne de bois perpendiculaire au chemin. Altesse quête avec application, Aquitaine ouvre sur les côtés, Urane emmène la meute sur un défilé lorsque Attila et Tarzan annoncent devant, retrouvant la voie dans une coupe de sapins. Les chiens relancent à nouveau et la chasse remonte à bon rythme en direction du lancer. Nouveau défaut à la route goudronnée, à proximité de la remise initiale du capucin. Ultra retrouve la voie rentrant dans une semée mais les chiens ne parviennent pas à emmener cette dernière sous la pluie et le vent fort. Nous enceintons le défaut. Altesse, Ulla, Valdo et quelques autres trouvent dans une haie alors que Serbie donne sur le contre. Taîaut, le lièvre gicle au nez des chiens pour reprendre la direction de la côte. Serbie prend alors les commandes, c'est signe que le lièvre est fatigué. Elle a 300 mètres d'avance sur la meute et mène pleine gueule. Le lièvre raccourci sa randonnée, longe le bois sans y monter, prend une route et se remet dans un bosquet assez sale, en contrebas. Serbie perd sur la route mais la meute rallie et retrouve la voie du capucin dans un chemin. Notre animal se dérobe des chiens, remonte à la route, tente d'y perdre la meute puis essaye de monter le pré tout en coteau. A bout de forces, il renonce, recule sur ses voies et se tape au bord du goudron, sous une grosse branche morte. Apercevant Ludo et Geoffroy, il rentre à nouveau au bosquet où il se remet définitivement. Les chiens gardent la voie mais peinent à la maintenir, entrent au bois pour relancer le lièvre sous les ronces qui est pris par Ultra. Hallali ! Il est 12h45 et notre capucin a été lancé à 10h15 ... Nous félicitons les chiens, prenons le lièvre pour le sexer : un beau mâle de plus de 7 livres que Saint Hubert offre à la meute en cette fin de saison. La curée chaude est faite au chiens. Les Honneurs sont rendus au père de Ludo ainsi qu'à François, notre bouton d'outre-mer. Tarzan, Serbie, Ultra et Altesse se sont le plus illustrés. Urane aura été très utile dans les grosses difficultés mais trop jalouse sur les balancés, ouvrant dans toutes les directions et tirant la meute sans avoir la voie. Ulla, Valdo, Aquitaine et Attila se sont bien comportés. Atlas, Alpha et Vitelle : insignifiants. Baliveau : ne s'ameute pas, sans passion.

A François, LPN




 
Laisser-courre du 08/03/2008 Article publié le 9 mars 2008 (21:32:04)

A François, LPN

Nous sommes invités aujourd'hui à Romain, beau territoire de plaine, où nous y retrouvons nos amis jurassiens qui ont su faire autour de la venue de l'équipage une animation locale très appréciée réunissant plus de 120 convives le midi. Ce territoire nous a toujours réussi et c'est gonflés à bloc que nous découplons 15 chiens dont 8 jeunes en "A" et "B". Nous attaquons en plaine où les voies de rapproché semblent difficiles et il nous faut plus de 30 minutes pour trouver un défilé exploitable. Le territoire étant assez riche en lièvres, nous n'avons pas pris de gros rapprocheurs, c'est donc dans le calme que les chiens travaillent. Ulla marque bien une retirée dans un colza mais le reste de la meute s'emballe et suralle. Nous reculons au départ de la retirée. Les chiens s'appliquent et "Taïaut" un capucin gicle au milieu des chiens puis remonte au village, vivement empaumé par la meute qui mène à vue. La chasse passe vers la mairie et bascule sur Rouffange sans que les chiens ne perdent sur les chemins ou les labourés sauf quelques balancés. La menée est vive, bien allante et criante. La chasse rentre au bois où le lièvre distance les chiens puis débûche pour repasser à proximité du lancer. La meute accuse un retard de près de 3 minutes sur l'animal de chasse qui en profite pour ruser dans des labourés et se remettre. La meute, bien emmenée par Toulouse, Aquitaine, Uranus et Tarzan tombe en défaut. Les chiens travaillent avec application, Tarzan et Ulla reconnaissent, la meute rallie à leurs récris et "Taïaut", le lièvre est relancé au milieu d'un grand labour. La chasse file droit et notre bouquin se décantonne en direction de Lantenne-Vertière. Elle traverse une grande plaine, boucle au bois puis revient sur ses pas. Ludo et Geoffroy voient le lièvre au retour, cherchant à se remettre. Les chiens tombent en défaut, retrouvent, remontent la voie en forlongé puis relance l'animal qui revient une seconde fois vers son lancer. Il est 11h45 et la menée dure depuis 1h30. Mené à vue sur plus d'un km, il ne prend plus d'avance et se fait chasser à une cinquantaine de mètres de la meute qui n'avance plus non plus. Notre bossu retourne au bois, refait son avance, débûche pour prendre un grand parti en plaine, se fait relancer, passe à proximité de nombreux suiveurs et distance à nouveau les chiens suite à un balancé. Le lièvre accuse nettement de la chasse, les chiens aussi. La voie se refroidit et les chiens travaillent en forlonger. Ulla et Altesse sont très appliquées sur les défaut et notre lièvre est à nouveau relancé dans un labour. Le capucin se jette au bois, le dos rond, bien mouillé. Les chiens sont dans ses pas mais peinent dans une coupe sale et tombent en défaut. Cela fait 2h15 que dure la chasse ... Jérôme me signale un dernier récri en dessus du bois mais ne sachant pas quel chien annonce, nous prenons le parti de refaire la dernière boucle du lièvre, dans la coupe, espérant le retrouver jeté sur un côté. Après 40 minutes de recherches : plus rien, le vide absolu, avec en prime les chiens qui commencent à lâcher. Nous remontons vers Ludo resté au fameux dernier récri et butons sur le lièvre tapé contre une grosse souche. St Hubert est avec nous ! Les chiens sont à moins d'un mètre et Uranus, l'ayant pris au vent, est à moins de 20 cm du bossu. Nous sommes tous figés, ne sachant que faire sinon laisser les chiens agir à leur guise. Notre lièvre bondit de sa remise, Valdo le fait basculer d'un coup de gueule, Bataille le pince et miraculeusement le bouquin nous échappe pour s'enfiler dans un petit sentier au milieu d'épaisses ronces. La meute donne tout ce qu'elle peut et empaume vivement, Jérôme et Adrien suivent. Ce dernier aperçoit le lièvre tapé dans le passage et ayant laissé passé tous les chiens sur son dos ainsi que Jérôme. Il se défile derrière les chiens, tant bien que mal, descend une ligne au plus vite de ses forces, rentre dans une coupe d'affouage où les branches et têtes d'arbres s'entrecroisent. C'est là que nous le perdrons définitivement après une recherche consciencieuse mais insuffisante puisque nous n'arriverons pas à le retrouver.

Cette chasse restera gravée dans nos mémoires, par son déroulé, par la qualité du travail de la meute et par son épilogue. Tous ceux qui courrent le lièvre savent que rien n'est jamais écrit d'avance et cette conclusion nous le rappelle clairement. Chacun d'entre nous s'est refait le film de cette épopée et peu ont dormi du sommeil du juste, revivant toute la nuit suivante les belles péripéties de ce magnifique laisser-courre (en regard à nos chasses habituelles). Nous avons vécu un beau moment d'émotions, un morceau de notre vie de veneurs que nous sommes fiers d'avoir partagé ensemble et qui restera longtemps gravé dans nos mémoires. La fin de la journée fut à la hauteur, une belle fête entre amis réunis par le plaisir de se retrouver et de partager des choses simples mais vraies.




 
Laisser-courre du 02/03/2008 Article publié le 4 mars 2008 (22:45:31)

Nous sommes invités aujourd'hui à Percey par Thomas et son équipe de chasse. Les cultures céréalières prédominent et le territoire est riche en lièvres. Il y a un vent du sud mais il ne pleut pas. Vers 9H30 nous découplons 15 chiens dont 4 "A" et 2 "B". Les chiens ont rapidement connaissance d'une voie qu'ils remontent avec peine, emmenés par Urane toujours bien assez chaude. La quête s'active progressivement et les chiens rentrent dans une côte boisée en se récriant. Un lièvre est vu se dérobant, emmené par 8 chiens alors que 7 autres rapprochent une autre voie. La chasse part en plaine sans que les retardataires rallient et c'est seulement après 20 minutes de chasse que nous réussissons à retrouver la menée et à remettre les 7 chiens au paquet. Dans cette première phase Ulla, Valdo, Aquitaine et les jeunes font plutôt du bon travail. Serbie et Vitelle accompagnent. Ultra n'est pas en forme. Tarzan a du mal à se mettre dans la chasse. Sur un défaut les chiens sont remis à un lièvre (de chassse ?) et l'emmènent assez vivement. La meute rentre au bois en chassant alors qu'un chevreuil est vu devant les chiens et qu'un lièvre suit le petit cervidé pour s'en écarter ensuite sur la droite. Les chiens empruntent la direction prise par le chevreuil, nous faisant douter mais nous laissons faire. Un gros défaut se produit dans une succession de friches et de parcs à moutons au sortir desquels les chiens retrouvent la voie et lancent un lièvre qui ne semble pas être celui de chasse. Nous rompons les chiens dès qu'il en est possible et qu'ils peuvent nous entendre puis décidons de les remettre à la voie sur l'indication d'un bouton voyant le lièvre comme déjà fatigué. Possible. Devant cette profusion d'animaux j'avoue y perdre totalement mon latin. En effet, il se sera vu plus de 10 capucins debouts dans la matinée. Les chiens reprennent la voie en forlongé, en plaine. Cela leur est difficile au début puis la meute avance sous l'impulsion de Toulouse (qui fait une belle seconde partie), Ulla, Attila et Baïkal. Sur un défaut la plupart des chiens emmenés par Urane relancent un autre lièvre alors que six autres maintiennent. Ces derniers reviennent aux parcs à moutons et à la zone de friches, en ressortent pour relancer à nouveau un lièvre dans une étoule. Nous ne savons plus quel lièvre nous chassons et recoupons la menée pour arrêter définitivement les chiens qui auront chassé un peu plus de trois heures et marquent vraiment le pas. Dans des conditions particulières la meute aura fait ce qu'elle a pu, ne sachant pas trier dans le change et n'allant pas assez vite pour fatiguer un lièvre dans ce biotope et avec ce temps. Tout cela a fourni une chasse assez décousue avec quelques beaux moments, sous bois en particulier. Un point fort : la créance à l'égard des chevreuils, assez nombreux sur ce secteur. De retour au chalet de chasse nous avons vraiment apprécié la chaleur de l'accueil de la famille Corvasce qui s'était mis en quatre. Belle journée de chasse est d'amitié.

A François, LPN




 
Laisser-courre du 24/02/2008 Article publié le 24 février 2008 (07:33:49)

Quinze chiens sont découplés ce matin à Filain, par un vrai temps de mars, quasiment printanier. Quatre "A" et deux "B" profitent de l'expérience des anciens. Après avoir jeté leurs feux les chiens ont rapidement connaissance et remontent une voie en rapprochant bruyamment, entre prés et semis. La meute progresse bien sous la conduite sage de Tarzan et l'implication d'Urane, chienne très abondante en quête. Arrivés à un chemin nous tirons un peu les chiens qui reprennent une quête sur leur gauche, changeant d'animal ; ce que nous constaterons par la suite. Les voies se croisent dans ce dédale de bosquets et de pâtures et les chiens peinent à trouver une retirée. Urane, Voyelle et d'autres marquent une voie sous les frondaisons et nous insistons très largement dans un revers boisé pensant le capucin remis aux alentours. Les devants, arrières et côtés sont faits sans succès. Nous décidons de quêter sous bois devant nous, redoutant de retourner au pré de peur qu'Urane remonte encore des voies de nuit et que nous passions la matinée à rapprocher. Un lièvre est sonné plus haut visiblement remis dans une vieille prairie et dérangé par un suiveur. Nous y portons les chiens qui empaument en grand désordre, trop ambitieux et peu appliqués. Une petite menée se forme qui ne durera que quelques minutes, le lièvre ayant traversé une jachère brûlée et mettant ainsi les chiens en défaut. Après avoir laissé les chiens reculer, nous travaillons la route et ses à-côtés. Les chiens reprennent une voie, par petits morceaux qui nous mènera à un gros lièvre lancé dans un épais par Baïkal. Lièvre de chasse ? Change ? Les avis divergent. Pour autant nous laissons faire les chiens toujours peu appliqués et nous devons au début bien les aider en les tirant devant. Il est 11h50. Petit à petit les chiens arrivent à maintenir puis une chasse honnète se forme, d'un train régulier sans plus. Le bossu fait toujours le même parcours, repasse vers son lancé puis reprend ses voies chassées pour enfin prendre un plus grand parti en direction des Monnins où la meute perd la voie dans une zone de friches et bosquets. Il est 12h40 quand nous rompons les chiens. Visiblement éprouvés par la chaleur, nos valets semblent bien contents d'en rester là. Uranus, Tarzan, Toulouse, Voyelle se sont bien comportés. Ultra, Ulla, Valdo, Aquitaine, Bataille, Baïkal ont été corrects sans plus. Urane est vraiment trop chaude quand la voie est bonne mais utile sur certaines difficultés. Serbie a mis les chiens dans l'erreur à plusieurs reprises, ouvrant sur les balancés dans des directions fantaisistes et mettant la meute en défaut. Atlas et Attila n'ont pas fait preuve d'une grande motivation et Alpha aurait tendance à reculer. A surveiller. Petite chasse d'une petite saison ...




 
Laisser-courre du 10/02/2008 Article publié le 10 février 2008 (04:00:26)

Invités à Villars Saint Georges, nous y découplons 14 chiens ont 4 "A" et 2 "B". Le temps est au beau, avec gelée du matin et douceur garantie en milieu de journée. Au sortir du camion les chiens ont connaissance dans une zone de prés et de cultures. Un lièvre est sonné se dérobant, il est 9h20. Les chiens remontent la voie et ont du mal à maintenir, surallant souvent particulièrement sur les labours et champs fumés. Ils relancent le capucin remis au bois, le ramènent au lancer puis le perdent dans un labour. Remis à la voie, la meute empaume en forlongé pour lancer à nouveau l'animal de chasse dans un semis. La menée prend une autre tournure, vive et bien enlevée, les chiens ayant cette fois le lièvre dans le nez. Sous l'impulsion de Voyelle, Aquitaine, Tarzan et Serbie la chasse va bon train franchissant bois et vallons. Nous sautons tous dans des voitures afin de pouvoir rejoindre la meute que nous retrouvons sur la commune voisine menant pleine gueule. Sur un défaut à une route goudonnée, Toulouse, Uranus, Ultra, Atlas et Ulla décrochent alors que les neuf autres chiens emmènent leur capucin. Nous ne rallions les retardataires qu'au retour alors que la tête vient de perdre dans le secteur où le lièvre avait été lancé. Ce dernier est vu accusant de la chasse, quelques 150 mètres devant les chiens. Nous travaillons le défaut. Un premier lièvre bondit au nez de Valdo. Nous arrêtons la meute sur ce qui semble un change. Un second lièvre est mis debout. Il nous semble être l'animal de chasse, nous laissons faire. Le capucin débûche en plaine, apparaît foncé, fait une grande boucle puis est perdu dans un semis. Après plusieurs tergiversations peut-être fatales alors que la voie ne tient plus, nous travaillons le défaut sans pouvoir relever la voie. La menée aura duré 1h40 avec une belle cadence de chasse malgré les 20 premières minutes un peu chaotiques.

A François, LPN




 

 

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