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Mode
de chasse ancestral consistant à poursuivre un
animal sauvage à l’aide de chiens courants
jusqu’à sa prise éventuelle, la vénerie
ou chasse à courre est une pratique naturelle et
écologique. En effet, elle utilise exclusivement
l’instinct de prédation du chien courant
et son odorat pour poursuivre et tenter de capturer l’animal
convoité. La meute agit alors comme un prédateur
pourchassant sa proie, à l’instar des grands
canidés sauvages.
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C’est
apparemment vers 1500 avant J.C. que l’homme commence
à utiliser le chien courant pour chasser. Des représentations
égyptiennes en témoignent.
Les Celtes et les Normands furent les premiers européens
à pratiquer ce mode de chasse dont l’éthique,
les valeurs et la culture ont été codifiées
et préservées au cours des siècles
.
Actuellement la chasse à courre en France connaît
un essor sans précédent. Jadis réservée
à l’aristocratie et aujourd’hui plus
pratiquée qu’elle ne l’a jamais été,
la vénerie s’est totalement démocratisée
en s’ouvrant à un large public au cours du
20ème siècle. De fait, 450 équipages
représentant plus de 100 000 adeptes chassent à
courre dans près de 70 départements. Pour
pouvoir chasser à courre chaque équipage
doit disposer d’une attestation de meute délivrée
par l’Administration.
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Il
doit aussi respecter les exigences légales
spécifiques régissant le courre
de l’animal chassé et se conformer
scrupuleusement à la charte de la vénerie
française élaborée par la
Société de Vénerie. L’exercice
de la vénerie en France est donc strictement
encadré que ce soit par les dispositions
réglementaires existantes ou par les principes
et les valeurs qui la gouvernent.
En vénerie, lors du déroulement
d’un laisser-courre, l’homme n’est
présent que pour accompagner et encadrer
ses chiens. Ces derniers sont « aux ordres
», obéissant parfaitement à
leur maître.
Ils sont éduqués à chasser
en meute et sont spécialisés à
ne poursuivre qu’une seule espèce
parmi celles chassées à courre (cerf,
sanglier, chevreuil, renard, lièvre ou
lapin). On dit alors qu’ils sont créancés
sur l’espèce concernée.
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Au
cours d’une même journée de chasse,
un équipage de vénerie ne chasse en général
qu’un animal. Ce dernier utilise, sur un terrain
qu’il connaît parfaitement, de nombreux moyens
pour échapper à la meute. C’est ce
qu’il arrive à faire 9 fois sur 10. C’est
pourquoi, les prélèvements d’animaux
sauvages imputables à la vénerie sont insignifiants
puisque, rappelons le, seuls les chiens chassent sans
qu’aucune arme ou artifice ne soit utilisé
pour capturer le gibier convoité.
Pour
en savoir plus sur la chasse à courre, consultez
le site officiel de la vénerie française. |
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